Rehau 6 et 7 juillet

Echo de campagne

Rehau en Bavière (6-7 juillet)

 

Voila de nombreux mois que nous préparions notre visite de la Bavière où les grognards étaient vivement attendus. Il s’agissait d’animer, avec de nombreuses autres troupes de musiques, les vingt ans de jumelage entre Rehau et Bourgoin-Jallieu, les 50 ans du traité de l’Elysée scellant l’amitié franco-allemande et la commémoration du passage de troupes de l’Empire qui laissèrent dans la bourgade deux de ses grenadiers de la Garde.

Ainsi, comme d’habitude les grognards partirent vers cinq heures trente de bonne humeur depuis notre base arrière de Bollwiller où nous avait été affrété notre fameux bus et notre chauffeur amateur de sucreries : Serge. Pardon ! Notre conducteur, comme il aime à le rappeler.

Une fois n’étant pas coutume, notre grenadier pu dormir deux heures de plus puisque, le bus passait le prendre chez lui vers les six heures trente du matin.

Un arrêt qui dura le temps de charger le matériel d’un seul homme (mais quel homme) et les grognards partirent à la conquête de la Bavière et de la petite ville de Rehau que nous atteignîmes vers quatorze heures trente sans encombre. En attendant, l’épicurien Jean-Maurice nous avait préparé un apéritif « meuh-meuh » comme à son habitude, qui régala nos papilles de jeunes filles délicates.

Peu de temps avant d’arriver nous prîmes contact avec Anita qui devait être notre interlocutrice pour le week-end laquelle nous indiqua que nous étions attendus à notre hôtel sise dans un charmant hameau non loin de Rehau répondant au nom de « Quellenreuther ». Personne ne viendrait nous y déranger et nous n’y dérangerions personne non plus. Nous y déposâmes nos impedimenta et tranquillement nous y prîmes une bière ou autre. La petite Julie, la fille de Sainte Ya découvrait avec bonheur l’univers des grognards. Nous avions rendez-vous à dix-sept heures « Maxplatz » en tenue. Nous avions le temps.

A l’heure convenue, nous arrivâmes au lieu déterminé où nous attendait sagement notre guide Anita que nous découvrîmes ainsi que la bière locale. Déjà 250 personnes de Bourgoin-Jallieu étaient présentes, cinq ou six musiques différentes dont nous fîmes la connaissance. Il y avait déjà beaucoup de monde, il faisait beau et l’ambiance était là. Nous avions pour consignes d’animer comme nous le voulions de concert avec toutes les autres formations. Le temps était splendide et nous ne nous sommes pas fait prier. Nous ne nous sommes pas fait prier non plus pour s’offrir quelques rafraîchissements bienvenus dans la plus pure tradition bavaroise.

Le temps passant et les morceaux succédant aux morceaux, vers dix-neuf heures, nous allâmes à la rencontre d’un groupe de cornemuses.

Les accords de l’open-air dans les oreilles, nous leur demandâmes s’il voulait bien que l’on joua ensemble « Highland cathedral » et ou « Amazing grace » ce qu’il acceptèrent avec joie et étonnement. La musique est une langue internationale. Et nous nous offrîmes le plaisir de jouer avec un groupe que nous ne connaissions pas. Notre amitié était ainsi scellée au grand étonnement, à la grande surprise et à la grande joie du maire et du conseil municipal présents, ce que nous ne savions pas. Tout commençait donc vraiment très bien.

Une demi-heure plus tard, nous ouvrîmes un cortège jusqu’à l’endroit où la « Wiesenfest » devait être inaugurée. Les tambours suivaient les cornemuses et ainsi de suite pour un mini cortège jusqu’à une immense tente pour une immense fête dont les Germains ont le secret et où la bière coulait à flots ininterrompus dans les « Kruge » d’un litre et sortant des fûts géants lesquels tenaient sur des remorques de camion (voir photo ci-dessus).

Arrivé sous le chapiteau, nous posâmes nos instruments et uniformes et nous nous laissâmes aller à quelques agapes teutonnes. Décidément la Bafière édait drès aggueillante (burps !) et Gristian gommençait à avoir bal aux chefeux…

Et la soirée passa. Serge était comme un petit fou et s’amusait. Bon sang ! Je serai bien resté jusqu’à point d’heure à faire la fête. Hélas, il fallut bien rentrer et gentiment, vers vingt deux heures, nous prîmes le chemin du retour pour assurer notre prestation du lendemain et surtout nous reposer de notre très longue journée.

Le lendemain, nous prîmes un somptueux petit-déjeuner dans le « Stuebel » de notre hôtel. Julie était toute heureuse d’être avec sa « môman ». La tenancière était au petit soin pour nous. Elle fut ravie de voir que nous avions reconnu leur roi bien-aimé, quoiqu’un peu fou, Louis II de Bavière notamment. Nous n’étions plus dés lors de bêtes touristes. Comme quoi, il en faut peu.

A dix heures, nous libérions les chambres et rejoignîmes la tente de la veille pour prendre un déjeuner cette fois, avant la mise en place du défilé. Déjà les trottoirs se remplissaient. C’était incroyable ! Nous retrouvâmes la même place que la veille aussi. Rehau n’est pas très grand. Mais aujourd’hui, elle était noire de monde. On nous assigna la 8e place, juste devant l’ancienne mairie.

A treize heures, le carillon de la ville entama La Marseillaise que tous les Français présents reprirent en chœur avec plus ou moins de bonheur. Le tricolore était partout et régalait nos yeux. Un immense cortège de fête, au sein duquel participaient tous les enfants des écoles, parcourait les rues impeccables de la petite ville bavaroise et ici au moins les spectateurs ne manquaient pas à l’appel. C’était un réel plaisir que de rendre un salut aux « Brafo !» ou aux « Fife la France ! » qui saluaient notre passage.

A l’issue, nous nous retrouvâmes tous sur un terrain de sport où nous pûmes nous rendre compte de l’ampleur de la manifestation que nous quittâmes une petite heure après sans avoir pu rejouer avec nos nouveaux amis britanniques. Nous fîmes cependant une dernière halte avec Anita qui nous offrit une dernière bière dans un « Bierstub » voisin. Nos lui jouâmes deux morceaux pour la remercier et dont profitèrent les clients.

Enfin, il fallait nous quitter et de reprendre la route. Ce que nous fîmes, heureux de cette belle prestation et de l’accueil qui nous avait été réservé. Nous étions fatigués mais avions la tête pleine de souvenirs et de soleil. Nous dînâmes ensemble sur une aire d’autoroute quelque part en Allemagne puis la nuit tombant, nous reprîmes notre chemin vers la terre de Molière, de Voltaire et de Hugo. La petite Julie s’endormie à même le couloir du car, par terre, comme seuls peuvent le faire tous les enfants de la Terre. Elle ne le sait pas mais elle avait apporté une petite note de fraîcheur discrète. C’était assurément une bien belle sortie.

 

Campagne

 

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