Bassange 9 et 10 novembre

Echo de Campagne

Bassenge (Belgique)

bgha_ec_n92_bassage-01Bassenge (« Bitssigen » pour les Néerlandais et « Bassindje » pour les Wallons) est une petite commune belge de 4600 âmes, sise à l’extrême Nord de la province de Liège.
C’est dans cette vallée que le vieux Jules César aurait vu l’une de ses plus importantes défaites durant la guerre des Gaules, en –54 avant JC (ici, JC c’est Jésus Christ, hein, pas Jules César ou Jean-Charles, ni Juan Carlos ou José Carlito de Manuel Sanchez y Pergola dos Santos Ramon Moilognon).
Ben, cette petite commune nous attendait sagement les 9 et 10 novembre et nous accueillit chaleureusement.

Tout d’abord, après avoir fait connaissance, pris connaissance de la scène et réglé les jeux de scène, Nous prîmes une bonne bière belge en guises d’apéritif. Nous avons presque tous apprécié une Kriek.

Puis, le soir, nous avons essayé d’animer par notre jeu, le concert attendu. Nous avions la soirée pour nous et pour notre public venu tout exprès. Certains étaient déjà venus nous voir à Ligny auparavant. Il ne fallait pas les décevoir et après presque trois heures de présence, nos amis belges étaient enchantés. Presque tout notre répertoire y était passé, des morceaux de tradition aux pièces modernes. Du coup, nous aussi, nous étions heureux. C’était un concert exceptionnel pour un public exceptionnel dont la moitié était des reconstitueurs venus en uniforme d’empire de fantassin, de gendarme ou de rien. Il y avait là des vieux de la vieille et des vieilles aux vieux.

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Ensuite, un repas était servi aux grognards affamés. Un vrai repas belge, « pantagruéliquement » bon à faire pétiller les papilles de Christophe. Philippe, sautillant comme un enfant, se réjouissait devant la table garnie et les plats de rab de « bolo » qui se succédaient.

bgha_ec_n92_bassage-04bgha_ec_n92_bassage-02Le lendemain matin, nos animions la messe dominicale sous la houlette de monsieur Lucien Vanstipelen, le jovial curé de la vallée du Geer, un grand monsieur, si proche des gens. Il était heureux que nous soyons présents, à faire résonner nos tambours dans le chœur de son église pour la gloire de Dieu et le plaisir de ses ouailles peut-être.
Enfin, vers 11 heures 30, nous offrîmes un concert apéritif d’une trentaine de minutes pour terminer notre prestation. C’était juste un mini-concert d’animation mais l’attention était toujours aussi grande, bien que la surprise de la veille soit passée.
Enfin, nous avons remisé nos habits de lumière et nos instruments dans notre car et après avoir salué tout ce petit monde, nous nous sommes remis en route pour retourner dans notre Alsace avec, dans la tête, une petite angoisse de panne, un souvenir de Ligny. Mais tout se passa très bien, comme dirait James à « Madame la marquise ».

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