Buhl 04 décembre

…Echo de Campagne…

Buhl, la Vieille Garde à la fête de Saint-Nicolas

Pour la fête de Saint-Nicolas, la bonne ville de Buhl près de Guebwiller avait sollicité la BGHA pour participer et ouvrir le traditionnel défilé aux flambeaux.

Alors nous nous sommes donnés rendez-vous, conformément aux instructions reçues, dans le local de la salle des fêtes jouxtant la place où se tenaient quelques maisonnettes typiques des marchés de Noël de l’Est.

Comme souvent, notre grenadier arriva en précurseur. Après avoir pris contact avec l’organisateur, ce dernier lui indiqua et lui ouvrit la salle où se tiendraient nos quartiers. Une petite inspection et deux ou trois tables de plus. Notre grognard prit possession des lieux et commença à se changer en attendant le reste de la troupe qui ne saurait tarder.

Les uns après les autres, les grognards arrivèrent et l’ambiance se fit de plus en plus festive au fur et à mesure de la montée des décibels et de l’humour de corps de garde, parfois bien gras, propre à la troupe et auquel les grognards ne font pas défaut. Son altesse Gérard, le tambour-major, notre schtroumpf trompettiste auquel manquent heureusement les célèbres « Pouêt » de la bande dessinée, notre vice-président, Jean-François. Ancien militaire, c’était le général BOL. Le monolithe du groupe, Jean-Maurice le marmoréen. Lorsque je l’ai vu arrivé, j’aurai pu l’accueillir avec cette voix tremblotante, à l’instar d’un certain MALRAUX, par ces mots : «Comme WEYER entra aux Invalides, avec son cortège d’exaltation dans le soleil d’Afrique, entre ici, Jean-Maurice avec ton paisible cortège… et change toi en beau grenadier !»

Donc tout le monde était là et nous prîmes le temps de nous changer. Nous en avions et nous avions de la place. Un peu plus tard, à l’abri des regards afin de ménager un certain effet de surprise, nous avons pris place au dehors par cette froide nuit de décembre.

Au signal, les premiers roulements de tambour firent se tourner vers nous des centaines de regards tout aussi surpris que nous nous le fûmes, de se découvrir mutuellement. Nous prîmes place donc de l’autre côté du bâtiment qui nous servait de quartier, là où se tenait la foule qui nous attendait. L’air était embaumé des premières odeurs de vin chaud, signe indéniable que les fêtes de fin d’année venaient de s’ouvrir. Le Saint-Nicolas et le père Fouettard se tenaient au milieu des enfants qui préféraient sûrement le premier plutôt que le second.

Les flambeaux s’allumèrent les uns les autres par sympathie. Puis, notre défilé se mit en route aux accents des tambours de la Vieille Garde. Sous la voûte céleste, toute diamantée d’étoiles scintillantes, serpentait notre petite troupe éclairée des lampions des minauds et de l’éclat de leurs yeux. La nuit nous prêtait alors un morceau de son manteau d’organsin. Les tambours roulaient et les enfants suivaient jusqu’à une petite place ou nous fîmes un mini-concert fort apprécié malgré le froid et l’heure tardive. Un peu à l’écart, notre porte-drapeau et notre grenadier se faisaient tirer le portrait par nombre de badauds. Au fur et à mesure que les petites boîtes volaient leur visage cela flattait certainement l’ego de nos deux Narcisse.

Puis le défilé processionnaire a repris son train de sénateur pour rejoindre son point de départ par un détour au travers des rues de la ville. A notre passage, des volets fermés s’ouvraient, d’autres photos se prenaient. Puis un dernier virage et tout ce petit monde avec ses lampions se rejoignit à l’endroit d’où nous étions partis.

Nous avons alors donné sur cette petite place, un petit concert plus étoffé cette fois pour une foule beaucoup plus nombreuse et attentive sous le froid de décembre qui commençait à se faire plus mordant, plus incisif.

Enfin, pour clore cette manifestation, après les airs de tambour, les verres de vin chaud vinrent abreuver les musiciens et leurs deux divas moustachus. Les fêtes de fin d’année venaient de s’ouvrir. D’autres photos, d’autres bons mots et l’heure de se replier vers nos quartiers se fit s’entendre.

Là, nous laissâmes nos uniformes, nos bonnets et nos instruments, et revêtîmes nos effets civils pour ensuite, ensemble, partager quelque bonnes knacks alsaciennes, moutarde ou ketchup, un morceau de pain et un bon verre de ce vin rouge offert par l’organisateur. « Le tout de mon cru ! » qu’il vantait en offrant ses bouteilles.

Nos agapes terminées nous laissâmes là, la moutarde et le ketchup (de vin, il n’y en avait plus), la fête et les rêves des enfants de Buhl qui goûtèrent outre le traditionnel « manele » tout en brioche, les échos de nos tambours et la prestance de notre petite troupe. Ce soir là, la lune, céleste fanal, brilla un peu plus qu’à son habitude.

Campagne

 

 

 

 

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