Lucien FOUILLOT

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 Lucien FOUILLOT est né le 08 janvier 1902. Nommé élève Garde à Pied de la Légion de la garde républicaine de Paris le 25 juillet 1925, il est dégagé des cadres par l’application de la loi n° 46607 du 5 avril 1946. Suivant la décision n° 54361 en date du 30 octobre 1947 il a été rayé des contrôles de l’activité le 1° décembre 1947. Tambour d’ordonnance depuis son plus jeune âge, Lucien FOUILLOT était peu à peu devenu une élite musicale et un compositeur émérite. Le tambour d’ordonnance français lui doit de très nombreuses œuvres de haute technicité. Modestement et avec application, nous avons enregistré à neuf instrumentistes l’une d’entre elles : « Le réveil des artistes. »

 

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Témoignage de Philippe MONCHAUX, Tambours d’ordonnance.

En ce qui concerne ma rencontre avec Louise FOUILLOT, l’épouse de Lucien, cela s’est passé en avril 1999 à Pertuis, lors d’une cérémonie des médaillés militaires. Ce jour là, le président des M-M m’a félicité pour la bonne exécution des « sonneries » réglementaires et m’a présenté Mme FOUILLOT qui était très heureuse de me dire: « Mon mari aurait été enchanté de vous connaître. »

Nous avons beaucoup parlé de la carrière de son mari comme tambour à la GRP puis comme tambour-major. Suite à quoi elle m’a invité à prendre le thé, dans un proche avenir, pour me présenter la canne qu’elle appelait « baguette » en me disant: « Je confonds beaucoup les choses maintenant, avec l’âge… »

En fait de voir cette canne, en juillet, elle avait organisé une cérémonie avec la présence des M-M, du capitaine de la Gendarmerie de Carpentras, des membres de ces deux corps et quelques amis. Lors de cette cérémonie, Louise FOUILLOT m’a montré cette canne qui trônait sur la table au milieu des petits fours, du thé et du café. Et quelle ne fut pas m’a surprise quant au moment de nous quitter, le Président des M-M et le Capitaine m’ont remis à sa demande cette canne en bonne et due forme.

Le temps à passé, j’entretenais une relation de sympathie avec Louise FOUILLOT jusqu’au jour où elle a du rejoindre la maison de retraite de Carpentras en septembre 2000 si je me souviens bien. Puis le 31 janvier 2001, elle fêta son centième anniversaire et là j’ai reçu une invitation du directeur de cet l’établissement pour animer l’évènement, en uniforme, et avec le tambour qu’elle réclamait avec insistance. Là aussi, nous nous sommes retrouvés avec les mêmes convives que lors de la remise de la canne.

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Un an plus tard, nous avons recommencé la petite cérémonie pour son 101° anniversaire et c’est après les agapes qu’elle m’a remis, dans sa chambre, les quelques archives rescapées de son mari Lucien. Des photos, des échanges de lettres entre musiciens et des partitions manuscrites.

 

Peu de temps après, Louise FOUILLOT tira sa révérence… C’était une grande dame.

 

Fin d’une belle histoire vécue dans l’esprit du tambour français qui les a nourris tous deux, une vie durant. Je garde précieusement, chez moi, les quelques souvenirs de Lucien FOUILLOT reçus des mains de son épouse et partage ceux-ci avec mes amis les Grognards de Haute-Alsace. Entre musiciens passionnés, nous tentons de sauvegarder cet héritage musical national et de le mettre à l’honneur comme c’est le cas ici. (vidéo réveil des artistes)

 

Louise FOUILLOT me manque encore parfois… C’est la vie.

 

 Philippe MONCHAUX

 

 

 

 

 

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