Juillet 2011

Chers lecteurs,

Une fois n’est pas coutume. Tous nos voyages se passaient bien sauf un : celui du retour de Ligny qui fut véritablement épique ; une épopée.

Ainsi, nous étions heureux de pouvoir quitter un peu plus tôt que d’habitude ces terres belges et de pouvoir malgré tout, profiter d’une nuit de sommeil, courte, mais néanmoins réparatrice. D’autant plus que plusieurs d’entre nous devaient se rendre au travail et que des mamans avaient leur progéniture à la maison.

Nous partîmes donc joyeux pour des terres alsaciennes quand soudain, après dix kilomètres d’autoroute, notre car devint aussi poussif qu’un asthmatique au retour d’une course de 3000 mètres. Une première halte sur la première aire de repos, un premier diagnostic du docteur Mang Christian, « psychiatre pour car désespéré » à ses heures, et nous repartîmes moins joyeux pour là où on voudra bien nous mener, c’est à dire quelques kilomètres plus loin. Nous dûmes nous immobiliser pour de bon cette fois, sur la B.A.U.

“Venez en Belgique voair une fois ! Vous y resterez alleï !” Notre chauffeur aussi désemparé que son car ne savait où donner de la tête et le bon docteur Mang se déclara impuissant devant le cas insoluble. On dut appeler « Superdépanneur » qui mit plus d’une heure à venir mais avec une dépanneuse de derrière les fagots, munie d’un engin à faire défaillir un régiment de pucelles. Nous, nous étions sur le bas côté, dans un champ de blé que Christelle, en vraie blonde, prenait pour du maïs. A noter, pas un haussa le ton, ni ne marqua d’énervement, subissant avec calme et abnégation l’événement du moment, sûr que nous étions qu’il ne devait pas durer. Que nenni ! Deux heures plus tard, nos deux costauds de dépanneurs belges se déclarèrent impuissants aussi et nous remorquèrent jusqu’à leur garage. Pendant ce temps, aucune décision n’avait encore été prise chez Transdev « les voyages de rêves », qui dut nous confondre avec des caisses d’oranges ou des pièces détachées pour la foire agricole de Clermont-Ferrand.

Et nous voilà dans un endroit perdu, oublié de Dieu et des hommes et toujours pas de décision prise. Nous étions laissés à notre sort. En attendant que quelque chose se passe, j’allais assouvir un besoin naturel le long d’une clôture pour m’apercevoir, après, que celle-ci était électrifiée. Mais même là, ma bite ne fit pas d’étincelle.

A la nuit tombée, nos dépanneurs nous amenèrent dîner dans une pizzeria locale sise à 3 km. Une vraie expédition ! Non seulement, le patron consentit à ouvrir plus tard mais nos dépanneurs revinrent nous rechercher vers 23 heures. L’hospitalité belge n’est pas une légende. Notre chauffeur nous indiqua qu’un autre car venait de partir de Strasbourg pour nous porter secours. Il ne nous restait plus qu’à attendre. Et en effet vers 3 heures du matin, c’est un car scolaire, qui nous repêcha. C’était mieux que rien mais nous rentrâmes le lendemain à 10 heures 30 dans un car fumant de fatigue.

 

 

 

 

 

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