Lucca 10 et 11 novembre

Un week-end en Italie à Lucca

 

Les 10 et 11 novembre, les grognards étaient invités en la bonne ville de Lucca (Lucques en français). C’était un projet de longue date qui enfin avait pu mûrir et se réaliser.

lucca_01lucca_02Lucca est une ville fortifiée chef-lieu de la province du même nom, sise en Toscane. Elle est située au sud de Parme, à l’ouest de Firenze et à une quinzaine de kilomètres au nord-est de Pise. Elle fut fondée par les Etrusques et vit Jules César, Pompée et Crassus y renouveler leur triumvirat en 56 avant Jean-Maurice. Les rues étroites de cette ville ont gardé d’ailleurs l’alignement de l’époque romaine.

Lucques demeure une république indépendante jusqu’à la conquête par les Français en 1799. Napoléon en fit une principauté pour sa sœur Elisa. Cette principauté devint un duché qui sera attribué aux Bourbon-Parme par le traité de Vienne en 1815 et rattaché à la Toscane en 1847. Voilà pour la grande Histoire

Pour la petite et pour nous rendre au sud du nord de l’Italie, nous avions rendez-vous vers quatre heures du matin à Bollwiller comme d’habitude. Et comme d’habitude, nous chargeâmes bagages et instruments dans les soutes de notre car rouge comme un camion de pompier. Serge, notre chauffeur, nous attendait ; le moteur tournait. Alain et Jean-François étaient déjà présents lorsque j’arrivais tranquillement. Les autres grognards suivirent.

Gérard était déjà presque sur place puisqu’il avait loué une villa sur les hauteurs du lac de Côme en laissant des consignes à notre vice-président. Nous avions à le chercher en passant, vers onze heures du côté de la gare, quai 2, voie 2. Ce que nous fîmes en séides obéissants que nous sommes.

C’est dans le grand car à Serge que nous fîmes sans encombre les neufs cents kilomètres qui nous séparaient de notre destination. Ce faisant, nous découvrîmes sous l’aube naissante la splendeur des Alpes suisses et ses sommets vertigineux. Nous étions tranquilles dans ce bus et le voyage se passa sans encombre avec la sempiternelle et obligatoire halte imposée au chauffeur et la pause-café qui va bien ou « l’andropause-café » pour les plus anciens d’entre-nous. Un film plus tard, c’est un apéro maison que nous dégustâmes cette fois en Italie sur une « aira de reposi della autostrada » ou presque.

Puis nous continuâmes à travers la Toscane pour rejoindre Côme où son altesse Gérard nous attendait avec la première Dame, la reine Claudine. « Non, Eric ! La reine Claudine n’est pas une prune. C’est la femme du chef.» Une fois, les colis chargés, nous partîmes cette fois pour atteindre trois cents kilomètres plus loin Lucca enfin laquelle se tenait bien à l’abri de remparts terriblement imposant dit « tracé à l’italienne » et que reprendra et perfectionnera plus tard le maréchal Vauban, expert en poliorcétique, pour le compte du bon roi Louis le quatorzième. « Non, Eric ! Un expert en poliorcétique, c’est un expert en siège. » «Non, ce n’est pas un menuisier, c’est un militaire. »

A quinze heures, nous avions rendez-vous avec Claudia Sechi, notre charmante hôtesse qui nous emmena vers nos quartiers d’une nuit. C’est une cousine de Claudia Chou-fleur, le mannequin je crois. Puis vinrent les formalités d’usage pour la prise en compte des chambres où il nous fallait nos cartes d’identité et où bien sûr la moitié d’entre nous l’avait laissée dans le bus. Les formalités de police accomplies, nous avions un peu plus d’une heure pour nous transformer en grognards. « Hupupup ! Barbatruc ! » et hop, voilà « Barbagrenadier » qui montre son nez, « Barbalieutenant » tout doré, « Barbatambour », « Barbaprésident », « Barbapremièredame », « Barbajosé » « Barbatambour-major »…Tous, sauf les absents, étaient bien présents. Il faisait déjà nuit et le ciel menaçait lorsqu’Alain nous mit en rang et que nous partîmes d’abord sur les remparts pour une mise en jambe.

Au départ, il y avait peu de monde sur les remparts ; à vrai dire personne. Puis, Claudia nous dirigea vers le centre ville au travers de ruelles étroites qui laissaient découvrir leurs façades et leurs architectures toutes latines. Et, au fur et à mesure que nous nous dirigions vers le centre piétonnier, là, la foule se faisait plus compacte et surprise. Nos tambours résonnaient comme il y a deux cents ans. Mais aujourd’hui, ils faisaient crépiter les flashs des appareils photos.

Un tour par-ci, un tour par-là pour nous retrouver in fine au sein des murs vénérables de la préfecture locale qui en fait n’en était pas moins que le palais ducal où séjourna Elisa, la sœur de l’Empereur.

Là, se termina notre prestation du samedi. Le lendemain dimanche, nous y reviendrons pour y offrir un petit concert à partir de onze heures. En attendant, une table nous avait été réservée dans un restaurant local et, le temps de se changer, nous nous précipitâmes là où nous allions remplir nos estomacs. Nous pensions tous à une pizzeria mais que nenni.

C’est l’Italie qui allait nous offrir une partie de ce qu’elle a de meilleure et sa table n’eut rien à envier à la nôtre. Nous nous retrouvâmes chez « Gigi », tous ensemble à déguster un excellent repas le tout accompagné d’un excellent vin rouge, un peu râpeux peut-être, mais cela suffisait. Philippe s’en donnait à cœur-joie et avalait tout ce qu’il trouvait tel un homard au fond d’un aquarium. Ses mains s’agitaient telles des pinces et ses « mâchoires-mandibules » n’arrêtaient pas de mâcher. Après une bonne nuit de sommeil, nous nous retrouvâmes sous des trombes d’eau pour le petit-déjeuner.

Mais vers dix heures trente nous étions sous le porche du palais ducal où nous attendîmes tranquillement que onze heures sonna. Cette fois, c’est Barbara qui nous prit en charge. A onze heures, ce onze novembre nous n’avons pas sonné le « cessez-le-feu » qui eut été de circonstance. Juste une aubade et nous nous sommes dirigés vers la salle d’apparat du palais via un monumental escalier. Nous y jouâmes durant une bonne heure devant notamment la présidente de la « cultura e scula per la pacce », le Docteur en histoire Iliria Boncompani, laquelle apprécia apparemment pleinement notre prestation puisqu’elle s’entretint longuement avec notre altesse Gérard.

Un dernier repas pris en commun sous le regard des Caesar dans un autre restaurant bien tranquille et nous reprîmes le chemin du car pour recharger nos bagages sous des trombes d’eau qui inondèrent les douves de la forteresse. C’est trempé, que nous reprîmes le chemin du retour vers cette fois notre Alsace bien-aimée. Nous avons laissé Gérard et la première Dame à Côme comme nous les avions pris la veille, puis la nuit a recouvert peu à peu de son manteau les sommets suisses. Un ou deux films plus loin, nous arrivâmes à Bollwiller à minuit. Nous nous saluâmes et rentrèrent chez nous pour une courte nuit avant de reprendre nos activités quotidiennes en attendant d’autres aventures.

Nous n’étions pas très nombreux et c’était pourtant une bien belle sortie. Mais nous étions entre nous à partager de bons moments, de bons mots. C’est bien là le principal.

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